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La lay-line : Comment tirer profit de sa représentation ? (2)

Dans un premier article (suivre ici), nous avions conclu que la représentation des lay-lines sous la forme de demi-droite était…stupide.

Nous allons maintenant voir ce qui serait mieux !
Nous avions vu que l’orientation de la lay-line dépend :
- de la variation du vent et du courant ;
- du potentiel de cap et vitesse du bateau ;
- de la position du bateau par rapport à la bouée.

Je passe sur beaucoup de détails mais si on prend un vent prévu comme celui-ci à l’instant t

log vent sur 30mn

log vent sur 30mn avec moyenne

on aura une lay-line qui aura cette forme :

laycurves2

Lay-Curve typique en fonction des évolutions du vent

bonnelayline

Gibon tape une bonne lay-line sur un vent oscillant

Joli hors cadre sur un évolutif à gauche lors du Tour 2009

Joli hors cadre sur un évolutif à gauche lors du Tour 2009
















Toute la question réside dans la connaissance de ce vent. Autant ce sont des questions qui sont réglées pour l’offshore grâce aux prévisions météo, fichier GRIB, etc.

Mais à ma connaissance, les mailles de prévision météo sont beaucoup trop larges pour nous (12km, 2.5km pour Arôme de MétéoFrance, 2km pour MétéoStrategy et Marcel Van Triest, 1km pour la FFV). Sans compter le délai d’un run, minimum 4h !
Tout ça ne colle pas pour nos régates inshore…

A ma connaissance, les seuls projets qui aient étudié la question sont ceux de l’Ecole Centrale de Nantes avec la thèse d’Olivier Herledant ou dans une autre direction, le projet TinyCoach. Les résultats n’étaient pas mal mais n’ont pas trouvé de débouchés commerciaux. De tels projets étaient en mesure de poser un modèle de prévision afin de remplir une grille de prévision avec une maille suffisament fine, 100mx100m pour le projet TinyCoach. Je sais aussi que la cellule météo des équipes de France olympique travaille sur la question en intégrant diverses technologies. Mais cela est encore très secret et on ne saura rien avant Weymouth.

A partir d’un tel modèle, on peut établir une stratégie d’atteinte de la bouée (et établir une ETA vers cet objectif) et remonter le temps afin de reconstituer la lay-curve pour un bateau donné. Cela donne une lay-curve qui ressemble à la courbe du vent.
Tout ça pour une lay-curve ! Vous le comprenez, cette méthode est assez complexe, nécessite la mise en oeuvre de techno assez avancées et n’est pas particulièrement simple pour expliquer au plus grand nombre l’enjeu d’une lay-line. Pour ceux que ça intéresse, les techno sont toujours dispo !

Et si nous changions notre point de vue sur la lay-line ?

Considérons que c’est d’abord une zone à risque. Celui qui s’en approche doit en appréhender le risque. N’est pas Jérôme Kerviel qui veut !

Dans ce cas, on peut représenter les lay-lines comme une zone dangereuse en fonction de la structure fine du vent observé : butées gauche et droite, enveloppe, vitesse de rotation, période, amplitude, dissymétrie des oscillations. Ces observations étant simples et surtout assez reproductibles dans le temps, on ne se pose plus la question de la modélisation, donc on peut se fonder sur des données passées. Par exemple, sur le même log de vent :

ventbutées
Se dessinent alors deux zones grises dans lesquelles il est « dangerous » de se trouver : ce sont des lay-area !

laydanger

Les lay-area sont des zones dangereuses construites à partir des variations de vents mesurées dans le passé

Ainsi, stratégiquement, plus le bateau va vite et plus sa perte au virement est élevée, plus il faudra accepter de s’y trouver. A l’inverse, plus le bateau est lent et plus il vire facilement, plus il sera risqué (et stupide) de s’y trouver. Après tout, à chacun d’appréhender le niveau de risque de son portefeuille ;-)

Cette représentation permet également de donner une idée de la stabilité du vent. Par contre, on conserve l’idée fausse d’une lay-line qui ne se projette pas dans le temps futur.

Je parie qu’on va trouver d’ici peu cette représentation dans nos logiciels de régate.

Seriez vous intéressés par une telle représentation dans TCPlayer ? Exprimez vous aussi sur lay-curves ou lay-area ?

L’interview : Guillaume Rottée

Guillaume est le responsable du CEMED, centre d’entrainement de la Méditerranée. Situé à la Grande Motte, porté sur les fonds baptismaux par Kito de Pavant à la suite de sa victoire dans la Solitaire du Figaro, le Centre s’est vu récemment promu Centre d’excellence régional de course au large. Le CEMED acceuille des figaristes, des ministes et des 60′Open (avec l’espoir que Groupe Bel ne restera pas longtemps seul !) et propose une belle dynamique autour des Formule18′, le dada d’un autre pilier du Centre, Franck Citeau.

le CEMED, où comment s'entrainer dur sous le soleil

le CEMED, où comment s'entrainer dur sous le soleil

Guillaume répond à nos 3 questions.

I-wanna-follow-sailing-races.com : la Voile Virtuelle, c’est quoi pour toi ?
Guillaume Rottée : La possibilité aujourd’hui de re-jouer une régate ou un entraînement à terre derrière un écran ou encore, de vivre ou participer à une compétition en directe.


IWFSR : Comment vois-tu son évolution ?
G-R : Je crois beaucoup dans la démocratisation du « live ». Je pense que très rapidement les régates inshore seront suivies en direct par le public depuis la terre. Avec l’automatisation de l’analyse en temps réel, la régate deviendra certainement beaucoup plus accessible au grand public.

Enfin j’espère que la technologie aidant, ces mêmes live deviendront de plus en plus réalistes, peut être qu’a moyen terme la voile virtuelle sera l’équivalent de la vidéo, comme si on y était, mais avec encore plus de possibilités et de souplesse !
du beau monde sur les départ à La Grande Motte

du beau monde sur les départ à La Grande Motte

Un concept intéressant à développer est (mais je crois que cela a déjà était dans le cadre de la coupe de l’América), celui du Ghost (Cf les jeux vidéo de rallye par ex.) : lors d’un entraînement sur l’eau on a la possibilité d’être confronter à soi même du moment que la base de données possède des conditions similaires à celles rencontrées dans l’instant. Vous êtes seul sur l’eau pour faire un speed test ? qu’à cela ne tienne, le système embarqué affiche sur l’écran un autre bateau qu’il va vous falloir battre (vous, lors d’un précédent entraînement avec des conditions similaires)…
En poussant la démarche un peu plus loin, pourquoi pas imaginer également un ou plusieurs concurrents en mer se mesurant en direct à un ou plusieurs concurrent à terre…
Et puis si on va encore plus loin encore, pourquoi pas rêver à des « capteurs » sur les voiles qui enregistreraient leur forme en plus de la trajectoire, on pourrait se rendre compte des réglages… Autant dire que l’utilisation du camescope deviendrait obsolète…


IWFSR : Comment vois-tu son évolution ?
G-R : Cela fait bientôt deux ans que j’utilise, dans le cadre d’entraînements, de petits dataloggers qui me permettent de rejouer les traces des bateaux faites pendant les séances. L’intérêt pour moi ne se discute plus, les débriefings sont plus riches, la précision des enregistrements permet aujourd’hui d’analyser précisément les trajectoires, les différences de vitesse, les relances, sans parler de l’aspect tactique !
Depuis quelque temps également je commence à utiliser ces mêmes petits dataloggers pour les régates de club : je les place à bord des bateaux pour rejouer les régates auxquelles ils participent. Le soir devant la bière, ça anime les discussions et c’est très pédagogique pour tout le monde !
Et pour moi, sans faire trop de pub, TCReplay est l’outil presqu’idéal pour réaliser ce type d’animation : simple, efficace, et peu onéreux dans son utilisation Replay

La lay-line ? Comment tirer profit de sa représentation ?

La définition de la Lay-line est vieille comme la régate :

c’est la ligne à ne pas dépasser pour ne pas augmenter la route pour atteindre la prochaine marque. En gros, c’est la limite du terrain de jeu.

Les cours de stratégie en voile, comme la plupart des logiciels de cartographie ou de suivi de régate, représentent les lay-lines à la manière de deux segments de droite, partant de la bouée avec l’angle théorique de remontée d’un bateau au vent.

représentation classique des lay-lines : le cadre à ne pas dépasser

représentation classique des lay-lines : le cadre à ne pas dépasser

Cette représentation graphique m’a toujours interrogé et pour ne rien vous cacher, je l’ai toujours trouvé un peu stupide… En effet, on est en droit de se poser quelques questions :
- qu’est-ce qui définit l’angle entre les deux segments ?
- qu’est-ce qui définit l’orientation de ces segments, au centre, à droite, à gauche ? Qu’est-ce que ça veut dire quand les lay-lines bougent d’un coup sur la droite ou sur la gauche ?
- à qui s’adressent ces segments, sont-ils identiques pour tous les bateaux ?

Evidemment, poser la question, c’est donner la réponse.
- ce qui définit l’angle entre les deux segments, c’est à la fois la polaire d’un bateau et le courant de surface qui règne sur le plan d’eau ;
- l’orientation des lay lines vient évidemment du vent mais aussi le courant de surface. Comme le vent évolue avec le temps (et le courant dans une moindre mesure), cela signifie qu’avec le temps, l’orientation des lay-lines évolue. Donc il se pose une autre question : les lay-lines sont-elles des ligne ou des courbes qui suivent l’évolution du vent ? Leur représentation sous forme de ligne est-elle très pertinente ?
- les lay-lines sont évidemment dédiées à un bateau en fonction de ses polaires, des conditions qu’il rencontre et de sa position sur le plan d’eau.

La représentation qu’on fait des lay-lines est…d’abord une représentation. C’est la solution simple que les logiciels utilisent pour visualiser à un instant T les bords du cadre. Simple mais forcément fausse !

De ce constat, on peut déduire :

  • les lay-lines sont en fait des lay-curves ;
  • elles ne correspondent qu’à un seul bateau ;
  • elles sont dépendantes :
  1. des évolutions du vent,
  2. du potentiel du bateau.
  3. de la position du bateau par rapport à son objectif,

Prenons le cas simple d’un évolutif à droite. Un logiciel actuel représentera les lay-lines comme ceci

laylines1

le vent est au 0, le bateau entame son bord de prés

laylines2

le vent a basculé à droite, le bateau approche la marque au vent

Alors que la réalité est plutôt celle-ci, non ?

le vent est au 0, bascule peu à peu à droite, le bateau entame son bord de prés

le vent est au 0, bascule peu à peu à droite, le bateau entame son bord de prés

le bateau est plus lent, les lay-lines plus incurvées, le bateau atteindra plus vite la limite du cadre

le bateau est plus lent, les lay-lines plus incurvées, le bateau atteindra plus vite la limite du cadre

Maintenant, analysons la trajectoire si on suit à la lettre un logiciel de cartographie dans de telles conditions :

le logiciel va représenter la lay-line comme une demi-droite. Or la limite du cadre sera la lay-curve qui va venir trés vite !

le logiciel va représenter la lay-line comme une demi-droite. Or la limite du cadre sera la lay-curve qui va venir trés vite !

Vous voyez tout de suite la limite de ce genre de représentation : évolutif à droite, on tire bord du cadre à droite mais la lay-line est trop à droite à l’instant T.  A l’instant T+1, on devient hors-cadre. Cela nécessite une interprétation.

Il faut donc être trés vigilant avec cette représentation graphique des lay-lines.

Dans un prochain article, nous verrons les différentes représentations de la notion de bord du cadre.

Qu’avez vous retenu de cet article ?

L’interview : Pierre-Marie Bourguinat

Pierre-Marie Bourguinat est rédacteur en chef adjoint du leader français de la presse spécialisée voile.

C’est aussi un sacré voileux avec plusieurs mini-transat à son actif, pour lesquels il a construit lui même son bateau. Bref, un gros vécu. A l’écoute des tendances de part son métier, il offre un regard décallé (ou plutôt recallé) de la voile sur le web.
Voiles&Voiliers utilise TCReplay pour les comparatifs de bateaux. A noter que le journal a mis en place une stratégie web offrant un contenu impressionnant, de l’interactivité et investissant la blogosphère de la voile.

I-wanna-follow-sailing-races.com : la Voile Virtuelle, c’est quoi pour toi ?
Pierre-Marie Bourguinat : La découverte de la voile virtuelle avec tout son poids, c’est le jeu du Vendée Globe 2009. Le jeu qui a rassemblé 300000 personnes. Ça montre que des gens qui ne sont pas des pros peuvent trouver un côté ludique et pour ceux qui ont tous les outils en mains, ça peut devenir obsessionnel .
Ensuite, il y a la valeur ajoutée possible pour l’entraînement : jouer avec des données réelles et refaire les discussions d’après régate. Cela me rappelle une expérience à l’ENV avec Paul Iachkine où nous quantifions à l’époque les performances pour un essai comparatif de voiliers IRC

Essai V&V avec GPSLoggers et TCReplay

Essai V&V avec GPSLoggers et TCReplay

IWFSR : Comment vois-tu son évolution ?
PM-B : Je ne sais pas en dessiner l’évolution par contre, ce qui est évident, c’est qu’il y a une nouvelle génération qui arrive à la régate qui ne peut que bien recevoir ce genre d’outil, soit sous sa forme ludique, soit sous sa forme technique. Il y a le public. Un gamin de 15 ans qui régate et passe déjà énormement de temps par jour derrière son ordi et avec internet va trouver ce genre d’usage évident. C’est moins le cas pour les plus anciens, quoique ?

IWFSR : Quel usage principal en fais-tu ? Qu’est-ce que ça t’apporte ?
PM-B : A V&V, on s’est équipé de GPSloggers qu’on utilise sur des essais comparatifs avec 3 vertus :
- c’est un signal par rapport aux chantiers pour leur montrer qu’on souhaite faire évoluer la manière d’appréhender les essais,
- par rapport au lectorat pour apporter un nouvel angle ;
- pouvoir, quand les voiliers comparés sont vraiment très proches, quantifier des écarts, ce qui est difficile en visuel ou les outils d’analyse classique (l’electronique du bord n’est pas forcément callé, etc…).

Les 3 sites pilotes sont en place pour TCLive

Après Pornichet fin septembre,ce sont deux autres sites qui complètent le dispositif : le Havre et Marseillelogolvhn

Au Havre, c’est le Pôle espoirs de la Ligue de Haute Normandie qui héberge la solution. La structure, dirigée par Francis Legoff, forme des jeunes, principalement en voile légère. La structure est un pôle d’excellence régional pour les dériveurs et les habitables selon la nouvelle dénomination de la FFV. C’est Cédric Chateau qui coordonne le service au sein du Pôle, ça promet des sorties nombreuses tant le garçon est…actif !

A Marseille, c’est le Yacht Club de la Pointe Rouge qui accueille notre site pilote méditerranéen. La situation géographique de l’YCPR en fait un atout considérable pour la couverture de la rade sud de Marseille. Dimitri Deruelle est le leader de cette action et nous l’en remercions. L’usage du service concernera les 29ers, les planches à voile et les J80, support du match race à Marseille.

Nous remercions vivement ces clubs de leur engagement à nos côtés. Vous avez maintenant accès aux derniers logs de chacun de ces sites et vous pouvez réagir sur l’activité de chacun !

montage de l'antenne de réception à l'YCPR

montage de l'antenne de réception à l'YCPR

L’interview : Paul Iachkine

Paul Iachkine est ingénieur de recherche à l’Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques. Il travaille dans l’ombre mais il est la clef de voûte des dispositifs techno pour la voile inshore en France et plus particulièrement la voile légère. Des questions sur la mesure en mer, l’analyse du vent, du courant, kinesthésie du coureur : contactez Paul, c’est un puit d’information !

L’ENVSN organise un événement en voile habitable ? Paul est là pour enregistrer les traces, le vent, mixer tous ça sur TCReplay.com et offrir une séance de débriefing à faire pâlir les écuries de la Coupe ! C’est justement ce qu’il vient de faire à l’occasion de la KernelCup, avec 20 bateaux sur l’eau.

A cette occasion, il répond à nos trois questions :

débriefing à l'ENVSN

débriefing à l'ENVSN

I-wanna-follow-sailing-races.com : La voile virtuelle, c’est quoi pour toi ?

Paul Iachkine : C’est un moyen simple et efficace de rejouer ce qui s’est passé sur l’eau. Mais attention, les trajectoires GPS ne racontent qu’une partie de l’histoire et il est indispensable d’être présent sur le plan d’eau et de bien observer ce qui se passe pour rester pertinent lors dès débriefing. Sinon on peut vite raconter n’importe quoi…

IWFSR : Comment vois-tu son évolution ?

P I : Le matériel a bien évolué et par rapport à nos premières utilisations du GPS en 2001 avec les équipes de France, le gain de temps pour récupérer et exploiter les données a été considérable. La version en live permet maintenant d’alimenter le serveur en temps réel et de retour à terre il ne reste plus qu’à « mouiller » les parcours et nous sommes prêts pour le débriefing.

Un des gros plus du système actuel est de pouvoir synchroniser les trajectoires avec nos enregistrements du vent sur le plan d’eau.

La version actuelle est très adaptée à une animation autour de la régate mais pour un public de haut-niveau, il manque des outils d’analyse de la performance comme le gain parcours, le calcul de la vitesse moyenne et de l’angle de remontée sur un segment de trajectoire.

IWFSR : Quel usage principal en fais-tu ? Qu’est-ce que ça t’apporte ?Debrief-01

P I : Tout dépend du niveau de pratique des compétiteurs. Ce qui est certain c’est qu’on gagne du temps et de l’objectivité : plus la peine de demander la trajectoire réalisée par chaque équipage (bien que çà soit un exercice intéressant pour les plus jeunes) on peut passer directement à l’analyse des trajectoires réalisées. C’est par exemple un outil efficace pour visualiser les hors cadre et quantifier les pertes engendrées par cette augmentation de la distance parcourue. Nous pouvons aussi mettre en évidence des comportements tactiques  comme un contrôle de la flotte ou quand passer d’un mode vent à un mode vitesse.

Bravo Thomas

Et en plus, il s’amuse bien :

Thomas Ruyant, superbe vainqueur de la mini 2009 a utilisé TCReplay pour ses séances d’entrainement.

Mais cela ne fait pas tout, il faut y ajouter une bonne dose de plaisir et surtout beaucoup, beaucoup de travail. Bravo Thomas !

L’interview : Christian Gout

Christian Gout a plusieurs casquettes et plusieurs cordes à son arc.

C. Gout

C. Gout

Directeur de courses, il a pleins d’idées sur la question. Et il les a mises en application lors de la Solitaire du Figaro ou plus récemment lors de Cap-Istambul, où toute la cellule de presse suivait la course de l’intérieur sur de gros catamarans.
Christian est aussi directeur sportif de l’APCC à Pornichet.

L’APCC organise de nombreux événements comme les Internationaux de France de Match-Racing et le Grand Prix de Pornichet. L’APCC est pôle d’excellence FFV pour le match-Race et dispose d’une flotte de magnifiques J80.

L’APCC est le premier site pilote TCLive, le futur service de suivi temps réél/temps différé de KaliBee. A ce sujet, Christian, comme son équipe, est remonté à bloc !

I-Wanna-Follow-Sailing-Races.com : La voile virtuelle, c’est quoi pour toi ?
Christian Gout : la voile virtuelle m’intéresse quand il s’agit de vrais bateaux : suivre des courses réélles mais à travers le web. C’est pas vraiment du virtuel, c’est une vue de la réalité.
Mais c’est aussi disposer d’un outil de débriefing pour vraiment revivre ce qui s’est fait réellement sur l’eau, pour l’analyser.
C’est souvent difficile de faire comprendre à des coureurs des situations tactiques par exemple, avec un oeil extérieur. Eux, ont le point de vue de leur bateau. L’entraineur à un autre regard extérieur sur l’eau. Ici nous avons une troisième dimension voire une quatrième dimension avec l’espace temps.

IWFSR : Comment vois-tu son évolution ?
C.G. : Ca ne peut que se développer ! Ce que je trouve dommage dans le suivi offshore, c’est que les données ne sont pas ouvertes. On a une donnée toutes les 4 heures ou toutes les 6 heures. Pourquoi ne pas penser avoir le suivi permament. On touche ici la volonté de diffuser l’information et des enjeux de cout de communication.
Pour l’inshore, on a la possibilité de laisser courir les courses sur internet et c’est passionnant : le public va pouvoir avoir accès à ces données, actualisée en permanence.
Cela veut dire pour l’avenir, plus de fluidité et plus de temps réél pour le plus grand nombre.

IWFSR : Quel usage principal en fais-tu ? Qu’est-ce que ça t’apporte ?
C.G. : C’est de permettre aux coureurs d’avoir un outil de débriefing, rejouer leur course. Permettre à leur famille, aux proches, aux enfants de suivre la régate de papa quand il est en train de naviguer et pourquoi pas participer au débriefing.
Pour mon club et pour nos adhérents surtout, le service TCLive est un service « ++ » qui nous permet de faire suivre les courses dans le bars du coin et pour les équipages d’analyser leurs sorties et progresser.

TCLive, ça commence par du concret

install PornichetNous venons de réaliser l’installation de notre premier site pilote TCLive à Pornichet. Heu, c’est quoi TCLive ? Explication ici

Un peu de pub pour ce club :
APCC

L’installation a été rapide et efficace. Une très rapide formation à l’usage du système et voilà, c’est parti  ! Quelques bateaux du défi centralien sont suivis en direct et en différé. Voici les deux premiers logs :
le samedi 26
le dimanche 27

le player pour windows est toujours à télécharger ici

Vous pouvez également suivre les derniers logs des bateaux de l’APCC en utilisant les liens sur la droite plus haut. —>

Si vous avez de la chance, vous les verrez même en direct ! Le club propose des activités surtout le jeudi et vendredi, mais aussi le week end.

Bientôt, les réactions des utilisateurs eux même, mais vous pouvez laisser vos commentaires.