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L’interview : Guillaume Rottée

Guillaume est le responsable du CEMED, centre d’entrainement de la Méditerranée. Situé à la Grande Motte, porté sur les fonds baptismaux par Kito de Pavant à la suite de sa victoire dans la Solitaire du Figaro, le Centre s’est vu récemment promu Centre d’excellence régional de course au large. Le CEMED acceuille des figaristes, des ministes et des 60′Open (avec l’espoir que Groupe Bel ne restera pas longtemps seul !) et propose une belle dynamique autour des Formule18′, le dada d’un autre pilier du Centre, Franck Citeau.

le CEMED, où comment s'entrainer dur sous le soleil

le CEMED, où comment s'entrainer dur sous le soleil

Guillaume répond à nos 3 questions.

I-wanna-follow-sailing-races.com : la Voile Virtuelle, c’est quoi pour toi ?
Guillaume Rottée : La possibilité aujourd’hui de re-jouer une régate ou un entraînement à terre derrière un écran ou encore, de vivre ou participer à une compétition en directe.


IWFSR : Comment vois-tu son évolution ?
G-R : Je crois beaucoup dans la démocratisation du « live ». Je pense que très rapidement les régates inshore seront suivies en direct par le public depuis la terre. Avec l’automatisation de l’analyse en temps réel, la régate deviendra certainement beaucoup plus accessible au grand public.

Enfin j’espère que la technologie aidant, ces mêmes live deviendront de plus en plus réalistes, peut être qu’a moyen terme la voile virtuelle sera l’équivalent de la vidéo, comme si on y était, mais avec encore plus de possibilités et de souplesse !
du beau monde sur les départ à La Grande Motte

du beau monde sur les départ à La Grande Motte

Un concept intéressant à développer est (mais je crois que cela a déjà était dans le cadre de la coupe de l’América), celui du Ghost (Cf les jeux vidéo de rallye par ex.) : lors d’un entraînement sur l’eau on a la possibilité d’être confronter à soi même du moment que la base de données possède des conditions similaires à celles rencontrées dans l’instant. Vous êtes seul sur l’eau pour faire un speed test ? qu’à cela ne tienne, le système embarqué affiche sur l’écran un autre bateau qu’il va vous falloir battre (vous, lors d’un précédent entraînement avec des conditions similaires)…
En poussant la démarche un peu plus loin, pourquoi pas imaginer également un ou plusieurs concurrents en mer se mesurant en direct à un ou plusieurs concurrent à terre…
Et puis si on va encore plus loin encore, pourquoi pas rêver à des « capteurs » sur les voiles qui enregistreraient leur forme en plus de la trajectoire, on pourrait se rendre compte des réglages… Autant dire que l’utilisation du camescope deviendrait obsolète…


IWFSR : Quel usage principal en fais-tu ? Qu’est-ce que ça t’apporte ?
G-R : Cela fait bientôt deux ans que j’utilise, dans le cadre d’entraînements, de petits dataloggers qui me permettent de rejouer les traces des bateaux faites pendant les séances. L’intérêt pour moi ne se discute plus, les débriefings sont plus riches, la précision des enregistrements permet aujourd’hui d’analyser précisément les trajectoires, les différences de vitesse, les relances, sans parler de l’aspect tactique !
Depuis quelque temps également je commence à utiliser ces mêmes petits dataloggers pour les régates de club : je les place à bord des bateaux pour rejouer les régates auxquelles ils participent. Le soir devant la bière, ça anime les discussions et c’est très pédagogique pour tout le monde !
Et pour moi, sans faire trop de pub, TCReplay est l’outil presqu’idéal pour réaliser ce type d’animation : simple, efficace, et peu onéreux dans son utilisation Replay

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