Skip to content
 

L’interview : Paul Iachkine

Paul Iachkine est ingénieur de recherche à l’Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques. Il travaille dans l’ombre mais il est la clef de voûte des dispositifs techno pour la voile inshore en France et plus particulièrement la voile légère. Des questions sur la mesure en mer, l’analyse du vent, du courant, kinesthésie du coureur : contactez Paul, c’est un puit d’information !

L’ENVSN organise un événement en voile habitable ? Paul est là pour enregistrer les traces, le vent, mixer tous ça sur TCReplay.com et offrir une séance de débriefing à faire pâlir les écuries de la Coupe ! C’est justement ce qu’il vient de faire à l’occasion de la KernelCup, avec 20 bateaux sur l’eau.

A cette occasion, il répond à nos trois questions :

débriefing à l'ENVSN

débriefing à l'ENVSN

I-wanna-follow-sailing-races.com : La voile virtuelle, c’est quoi pour toi ?

Paul Iachkine : C’est un moyen simple et efficace de rejouer ce qui s’est passé sur l’eau. Mais attention, les trajectoires GPS ne racontent qu’une partie de l’histoire et il est indispensable d’être présent sur le plan d’eau et de bien observer ce qui se passe pour rester pertinent lors dès débriefing. Sinon on peut vite raconter n’importe quoi…

IWFSR : Comment vois-tu son évolution ?

P I : Le matériel a bien évolué et par rapport à nos premières utilisations du GPS en 2001 avec les équipes de France, le gain de temps pour récupérer et exploiter les données a été considérable. La version en live permet maintenant d’alimenter le serveur en temps réel et de retour à terre il ne reste plus qu’à « mouiller » les parcours et nous sommes prêts pour le débriefing.

Un des gros plus du système actuel est de pouvoir synchroniser les trajectoires avec nos enregistrements du vent sur le plan d’eau.

La version actuelle est très adaptée à une animation autour de la régate mais pour un public de haut-niveau, il manque des outils d’analyse de la performance comme le gain parcours, le calcul de la vitesse moyenne et de l’angle de remontée sur un segment de trajectoire.

IWFSR : Quel usage principal en fais-tu ? Qu’est-ce que ça t’apporte ?Debrief-01

P I : Tout dépend du niveau de pratique des compétiteurs. Ce qui est certain c’est qu’on gagne du temps et de l’objectivité : plus la peine de demander la trajectoire réalisée par chaque équipage (bien que çà soit un exercice intéressant pour les plus jeunes) on peut passer directement à l’analyse des trajectoires réalisées. C’est par exemple un outil efficace pour visualiser les hors cadre et quantifier les pertes engendrées par cette augmentation de la distance parcourue. Nous pouvons aussi mettre en évidence des comportements tactiques  comme un contrôle de la flotte ou quand passer d’un mode vent à un mode vitesse.

Leave a Reply